Consommation

Les grandes évolutions en cours…

En France, la part du budget consacré à l’alimentation s’est fortement réduite avec les évolutions des modes de vie, le développement de l’industrialisation du système alimentaire et les soutiens publics à l’agriculture (subventions P.A.C politique Agricole Commune). Aujourd’hui cette part représente 15% en moyenne du budget familial des français.

Les modes de consommation ont également fortement changé avec la mise à la vente d’aliments beaucoup plus élaborés à travers des réseaux de commercialisation largement dominés par la grande distribution (80% des achats se font dans la grande distribution).

Selon le document de janvier 2012 sur l’évolution de l’alimentation en France du Centre d’Etudes et de Prospective il y a « De plus en plus de produits transformés et de repas pris à l’extérieur. Les évolutions des modes de vie et notamment la bi-activité des couples, l’allongement des temps de transport et de loisirs, se sont traduits par une baisse du temps passé aux fourneaux. D’où le succès des aliments déjà préparés ou épluchés, des surgelés et autres plats préparés dont la part dans l’ensemble des dépenses alimentaires (hors desserts) a plus que doublé en 45 ans pour atteindre 41 % en 2006. Corollaire de cette évolution, les Français mangent de plus en plus à l’extérieur. La part des dépenses de la RHF (restauration hors foyer) dans le budget alimentation des ménages est ainsi passée de 11 % à plus de 20 % au cours des 10 dernières années. Si la restauration ne représentait qu’un repas sur vingt en 1958, elle atteint près de cinq repas sur vingt en 2008, avec une accélération durant les 30 dernières années. Environ 40 % de ces repas hors foyer sont servis par la restauration collective (restaurants scolaires, restaurants d’entreprise, hôpitaux, crèches, maison de retraite...), 43 % par la restauration commerciale et le reste par les commerces alimentaires qui proposent une restauration nomade (boulangeries, stations-service, ventes de pizzas ambulantes, etc.). On assiste à un transfert de la consommation du domicile vers le hors-domicile. »

La restauration hors domicile joue donc un rôle important, tant au niveau des jeunes qui déjeunent à l’école, que des adultes qui se restaurent dans le cadre de leur pause méridienne.

La part des repas pris hors foyer ne cessant d’augmenter, La Consommation Hors Domicile selon les Chiffres étude CREDOC FranceAgrimer 2010 représente "un budget moyen annuel par habitant de 1 250 € TTC. En 2010, chaque Français a pris en moyenne hors domicile 145 prestations / an soit 12 repas / mois. Plus de 15% des déjeuners et dîners des français ont été pris hors domicile".

La restauration hors domicile peut être une opportunité à saisir pour les producteurs locaux. Au niveau national, la restauration collective scolaire représente 1,6 milliard de repas servis par an.

Tendances émergentes

Une partie de plus en plus importante de la population accorde une valeur croissante à la provenance et la qualité de leurs achats. En tant que consom’acteurs, ils cherchent, par l’acte d’achat, à défendre des valeurs auxquelles ils souhaitent se rattacher. Au delà de la qualité gustative du produit, ils cherchent à donner un sens à l’acte d’achat perçu comme un acte citoyen.

Du côté de la consommation,6 à 7 % des achats alimentaires en France se font par des circuits courts.

Les circuits courts permettent une reconnaissance et une identification des produits
à un agriculteur et à un territoire, ce qui assure souvent une meilleure valorisation des productions et contribue à améliorer l’image des agriculteurs, parfois malmenée,
aux yeux des consommateurs par des crises successives.

Des réseaux très implantés dans la région comme « Accueil Paysan », « Bienvenue à la ferme » ou les « CIVAM Auvergne » participent directement à la communication et à la sensibilisation aux produits fermiers et aux filières courtes. Ils proposent des actions de sensibilisation et de communication auprès du grand public.

Pour les collectivités, les circuits courts représentent un argument de poids pour mettre en avant leur territoire. Ce type de démarche est en effet un important vecteur de dynamisme et donne une image positive du territoire et des productions locales. Les circuits courts ont de plus des effets très positifs sur le tourisme local.