Elus locaux

Freins à dépasser

  • La volonté de un ou deux élus motivés ayant des convictions et envies ne suffit parfois pas à dépasser les craintes et « a priori » des autres élus.
  • Méfiance, habitudes de travail différentes entre les différentes catégories d’acteurs du système alimentaire locale.
  • La plupart des élus ont une connaissance partielle de l‘agriculture, de l’agro-alimentaire et de ses modes d’organisation. .

Mes actions en tant qu’élu local

  • Créer du lien entre les acteurs, faire le choix de la concertation, donc l’implication d’autres catégories d’acteurs en plus des élus.
  • Mettre en place des actions de sensibilisation des élus et du personnel technique de la collectivité qui ne perçoivent pas l’agriculture et l’agro-alimentaire comme une force économique, social et culturel majeure du territoire.
  • Se donner les moyens de connaître, comprendre et faire connaître les réalités et potentialités du territoire concernant le système alimentaire local pour renforcer l’appropriation collective, déterminer, en fonction des objectifs,quels sont les secteurs, les acteurs et les outils à mobiliser pour faire évoluer en concertation à la fois l’offre et la demande afin d’aller vers une alimentation plus durable à une échelle de territoire pertinente.
  • Faire évoluer le service de restauration de la commune  :
    • en favorisant un approvisionnement en produits locaux sous signes d’identification de la qualité et de l’origine
    • en encourageant la formation des personnels
    • en mettant une priorité budgétaire sur une cuisine faisant une belle part aux légumes et aux produits frais et bruts donc, pour tous cela, en se donnant les moyens de mettre en place une politique ambitieuse en matière de restauration scolaire (moyens humains et achats des matières premières de qualité en particulier)
  • Faciliter la mise en en relation et l’accès de tous les administrés à une alimentation de qualité :
    • Établir une cartographie de l’offre alimentaire locale sous signes d’identification de la qualité et de l’origine constitue un outil efficace de mise en relation entre les acteurs d’un territoire.
    • Mettre à disposition un local pour la création d’une épicerie sociale
    • en prenant en compte le quotient familial pour le paiement des repas des écoliers
    • en fournissant les conditions propices à l’installation de système de vente privilégiant les produits de qualités (par exemple : une salle pour les distributions de paniers dans le cadre des AMAP, des locaux de location à prix avantageux en contrepartie de la vente de produits locaux,…)
    • en encourageant les structures d’aide sociale à promouvoir une alimentation de qualité et leur donnant les conditions pour évoluer dans leurs pratiques (ex : appui à la création d’une épicerie sociale - si fort travail autour de l’approvisionnement en légumes frais et de leur valorisation culinaire)
  • Devenir une collectivité exemplaire  :
    • Élaborer une charte pour un approvisionnement alimentaire durable de la collectivité
    • en proposant systématiquement lors des collations, pots, buffets organisées par la collectivité des produits locaux de qualité et une valorisation des légumes et fruits de saison
    • Valoriser les producteurs locaux sous signe officiel de qualité et d’origine sur le territoire, sur le marché, dans les commerces alimentaires, dans la restauration commerciale...
    • Encourager les pratiques mettant en œuvre une alimentation de qualité dans les événements organisés sur le territoire (ex : festivals, fêtes, événements culturels)
    • Proposer des activités de découverte des filières alimentaires locales à travers :
      • la visite de fermes ou la rencontre avec des artisans,
      • la mise en place d’ateliers pédagogiques Jardin et/ou Cuisine et alimentation durable,
      • la projection de films documentaires suivi de débat, des interventions de spécialistes…(en partenariat avec l’Office de Tourisme et les structures de loisirs locales)
    • Sensibiliser la population à l’alimentation durable
      • Encourager une large participation de la population aux choix stratégiques pour faire évoluer le système alimentaire à l’échelle du territoire (en proposant des groupes de travail, une commission restauration collective,…)
      • Voter un budget spécifique "sensibilisation et animations alimentation durable"
      • Inscrire dans l’agenda 21 localsi il existe un volet alimentation durable
      • Mettre à disposition des terrains communaux pour mise en place de jardins pédagogiques ou de jardins partagés

Points de vigilance, conditions de réussites pour la mise route de projets alimentation durable :

  • S’assurer de la diversité et du croisement des différentes sources d’informations lors de la présentation des potentialités du territoire.
  • Fournir à tous les acteurs la même transparence dans l’information
  • Ne pas dupliquer des projets qui ont fonctionné sur d’autres territoires sans partir des besoins et attentes des acteurs de terrain : il n’existe pas de projets locaux « clé en main ! »
  • Veiller à la cohérence avec les projets existants, notamment les réflexions sur la restauration collective impliquant d’autres niveaux de collectivités territoriales (ex : Conseil Général pour les collège, Région pour les lycées)
  • Le travail d’émergence de projets collectifs nécessite un temps d’animation important et une posture qui facilite l’expression et la mobilisation d’acteurs diversifiés.
  • Ne pas sous-estimer le temps de maturation nécessaire pour constituer un groupe qui partage les mêmes finalités.
  • Articuler, coordonner les différentes initiatives "alimentation durable" sur un territoire et s’assurer de la complémentarité entre les actions